24.08.2007

Court métrage fumant.

"Alors un jour il prit ses affaires et se détournât du regard de ceux qui l'aimaient pour voguer vers la solitude de la nouveauté".
J'vois bien Harvey Ketttel(...) tirant sa grosse valise marron au cuir craquelé, côté old school qui donne le cachet d'une scène à la tragédie douceureuse.
Claudiquant sur le trottoir du temps il filerait vers un futur incertain, là où les sentiments ne vrillent pas encore les ventres, là où les lilas lient l'halu à l'hallali.
Si si ça veut dire quelque chose.
Bande son : the Delphonics.
J'aime pas trop en général mais dans un movie sauce périmée ça détonne.

De là il suffirait de laisser trottiner un vieux chien à la langue pendante, se retournant toutes les trois secondes vers la caméra jusqu'à ce qu'il atteigne le pied d'un arbre chétif, y appose sa marque liquide et assoie son ennuie inexpressif.

Automatiquement le regard rejoindrait Harvey et OH surprise!!

Il s'était arrêté et observait le chien...Il avait une cigarette à la bouche et souriait faiblement, sa valise reposait sur le trottoir du temps et nous à cause de ce con de clebs on avait raté le moment où il allume sa clope, grand moment de cinéma en soi.

Les nerfs.

05.07.2007

D'égoûts divins.

Son regard duveteux trahissait la douceur de son tempérament, un ange si purement tombé du ciel que pas même un scribe divin ne pouvait en soulever la moindre gaine ouatée sans fauter dans la description.Tentation était grande de souhaiter lui confèrer un titre de noblesse quand par son approche silencieuse de la main le regard se fermait pour tomber dans l'autre lointain où plus rien ne blesse, qu'un ultime désir vous étreigne était son regard, d'un chant du silence perlait sa voix.
Ce songe puissant de langueur offrait la finalité d'une vie : y croire tous les jours, tous les instants qui précèdent la fin ne préparent en rien à sa venue, elle t'attend au bout de ta vie quand elle sait pouvoir t'offrir l'infini...


Tu flottes dans la perfection de l'inattendu équilibre des sens.


Elle t'a offert cet éternel instant où l'éveil final succède à l'extinction du corps.


Elle t'a montré ce que tu ne méritais pas.


"PAF".


Tu viens de choir comme un débris qui s'est affublé d'une enveloppe charnelle, tu traînes ton nouveau regard dans cet étrange et profond sous-sol d'où ne s'échappe qu'une vieille odeur de torture raffinée : humidité palpable qui excite le nez sensible, ce trou n'a rien du paradis que tu venais de visiter.Tu as la douleur au derrière, tu frottes les yeux de tes paupières affranchies à la pesanteur.

Les questions se bousculent sans éffeuiller un cil de savoir.


On t'a joué un mauvais tour.


Déambuler n'a rien d'inhumain tant les pas n'ont rien de quantifiable, errance qui touche au but : y croire est un progrès en soi.

"Je comprends rien à tout ce truc".


Ses derniers mots furent les premiers d'une lente agonie car il s'était perdu dans les égouts du paradis, en gros il s'était gourré de porte pendant son ascension, c'est très rare, pour ainsi dire on n'en parle même pas dans la bible tellement faut être gland pour se manger le destin dans la face.

Il avait abouti à l'entre-deux, là où rien n'est prévu par ceux qui gèrent le haut de l'immeuble... et rien pour ceux qui crèchent sur la boule à facettes.

Il était né une seconde fois, un "born again" comme disent les attardés de l'illumination ; problème : il n'intéressait personne, et tant que son interêt ne dépasserait pas le seuil d'un état d'âme il errerait dans les eaux usées du plus beau monde.

Quel crétin.

29.05.2007

Une autre fois.

Avançant négligemment la main vers sa monnaie elle ne se rendait pas compte que, pour lui, ce geste pénètrait toute la grace du savoir être.
Le vent avait lentement tièdi jusqu'à signifier l'heure du départ...
Elle avait attendu cet instant avec l'angoisse de l'inconnue, la peur de croire à ce que l'on souhaite, la faim d'imaginer qui détourne la raison.
Sa phrase à lui avait trop tardé : elle s'était évanouie dans la déception.

L'après midi chantant se pamait de pourpre pour acceuillir la douceur du soir, ils étaient ainsi depuis trop longtemps, assis à cet terrasse dans le face à face de la nouveauté ; leur rencontre n'avait rien de romantique, un livre que l'on feuillette, un regard, un sourire et une invitation à prolonger ce moment délicieux.

Ils se savaient trop intimidés par la situation, l'un avec son passé trop présent et elle ... cette si douloureuse histoire, tant de doutes.

Lui se disait qu'un autre jour il aurait été plus à l'aise, pourquoi le sort lui jouait-il ce si vilain tour, elle était ravissante, son type de femme même, celui qu'il n'osait imaginer à ses côtés et pourtant il l'avait abordée là comme ça par pulsion avouée par désir par amour peut-être ; et elle lui avait souri, toute émue et rosissante, toute à lui.

Depuis il était mort de trouille, il surnageait dans la banalité avant de sombrer dans l'horreur du vide : tant de choses à dire mais pas un mot ne venait donner du corps à son esprit.
Pauvre homme.

Elle se leva dans un tremblement et prit la fuite sur un ultime sourire.

Il baissat les yeux, espèrant que son parfum se rapproche à nouveau.

Mais rien, elle était partie.

Il se dit que peut-être il aurait dû consommer autre-chose que ce whisky qui lui brûlait les tripes, que peut-être en cherchant le courage en lui il aurait su quoi dire.

05.01.2007

Love scories

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Je crois qu’elle m’a aimé, qu’on s’est aimés face à la fragilité du temps, se découvrir pour mieux se perdre. Avoir été capables de se regretter, en fait.
On prend les sentiments comme ils viennent, dans la gueule ou en plein cœur.
On se les accapare et on feint de les libérer au goutte à goutte.
Ils disent je t’aime, je t’aime …je t’aime ; et s’enfuient.
Attentat méthodique des centres nerveux.
Indigence dans l’abstinence, ce truc a dévié ma ligne de vie.
Monde parallèle des amoureux où tout est beau, niaisement inné.

M’en fous j’t’aime plus.
Juste merci pour les mots, en passant.

Ca c’était pour toi.
Que j’ai croisée cet après midi.
T’étais en voiture, à pied, j’sais plus, t’étais partout et tu me regardais plus ou moins.
Distance de l’inconnue quand tu nous peints la bouille d’une croix : « lui là : regarde il est à point ».

J’t’emmènerai sur mon scooter,
Tu verras ma sœur,
Il vibre à cent à l’heure.

Slamer l’inoui pour te faire dire oui.
Ma belle tes yeux étaient une mirabelle,
La prune fût pour mes ailes.

A fond pour te séduire j’ai grillé les feux de l’enfer.
Les diablotins m’ont pris des points.

Mais je t’avez vue, oui vous et toi.
Toutes.
Demain.
Je veux vous rencontrer.
Le soir.
Seuls.
Se noyer dans un verre,
Ça te dit ?

Rendez-vous pris,
J’aurais mon vert regard pour te noyer,
Tu auras mon cœur pour te sauver…


Sinon ce soir je serai aussi où il faut pas… J
A vous-toi de voir…


podcast

25.12.2006

Abuses gueule.

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Savoir se mettre à couverts sans mettre les pieds dans le plat, oui c'est assez mal vu un pied sur une dinde aux marrons, surtout quand la maîtresse de maison a jalousement veillé sur la protégée d'une année sur l'autre :

"Vos voeux pour l'année prochaine?

-une dinde réussi ou un chapon bien tendre".

Le décor est plantée, la femme a le coup de fourchette vengeur et le service atomique: "Aaaace! Voila un demi kilo servi à 180 à l'heure ; ça stresse et ça barre.

La dame hilare est agréable la bouche pleine, sourire aux joues bien gonflées et la prose avantageuse : "Toiut est fait maison, même les desserts"... A la troisième entrée, dessert au pluriel laisse augurer du pire.

A ma droite, le mari alcoolique ... à ma gauche l'imbu.

Du bonheur.


Le verre toujours plein et la verve dépeinte me voila assis au banquet d'odin ou thor je sais plus, les walkiries ont pris des airs empourprés et mettent des formes jusque dans leurs vers ; c'est dire.
Accepter une invitation pour son dernier repas.
C'est con mais on ne le sait jamais, alors on accepte.

La belle chemise qui claque et les dents qui clinquent, fin prêt à se faire découper.

Carnivore lattéral gauche grince de ne pouvoir me couper la parole, mes mots sont d'une telle limpidité dans leur absence qu'il est encore admiratif de mon flegme, le Pied-nu sait se taire et surtout écoute beau-papa de droite glousser à chaque lampée entre deux "Tu sais...dans le fonddd;;y a pas de difficulté pour comprendre que la pêche...euh j'ai monté le premier système de la région, et ça sent bon-gloup!

C'est lourd un sourire à porter.

"Ah au fait Pied-nu, on t'a pas dit, le dernier arrivé dans la famille fait le père noël pour les enfants".

Regard bisauté vers les deux énergumènes qui déchirent le salon de leurs cris.

Deux trolls du sexe féminin, deux filles gâtées pourries par une mère qui a quitté la table pour regarder la télé avec elles, non pardon ça en fait trois en fait.

Meeerde, j'suis pas sûr d'y survivre moi.

Minuit.

"Pom pom pom" prendre sa voix la plus grave .

Minuit dix.


Encore en vie, pfiou risque pas d'avoir froid le vrai pt'i père.

Une heure plus tard on attaque les desserts.

Deux heures plus tard je me sauve avec mon cadeau : une bouteille de Ouiski.

Dehors.


Les vitres du carosse sont gelés, les vitres des voisins sont éclairés, les sons des festins sont étouffés...Je respire, enfin. Profiter de ce moment rien qu'à soi dans le froid sec qui entoure la chaleur joyeuse du soir : entre deux mondes.

C'est là que fumeur j'aurais grillé une blonde, assainir son système nerveux en inspirant la tièdeur en dosettes.

J'me dis qu'c'est bon d'être là ; j'me dis aussi qu'c'est con d'avoir un peu bu, pas serein pour se rentrer, va falloir prendre les petites routes...

Joyeux noël qu'ils disaient.

16.12.2006

Spiritismosités aggravées.

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Rentrant d'un voyage je me suis un jour retrouvé face à cette évidence : oui j'avais vu ce que je voulais voir, oui j'avais goûté ce que je voulais goûter, oui en gros je m'étais émergé dans ce pays et c'était bien là le but.

Seulement une fois posé et recalé dans mon écosystème, voila que surgit cette effroyable évidence :

Je venais de comprendre que je n'avais rien compris.

Affreux sentiment d'être passé à côté de l'essentiel, la visite avait généré bien plus de réponses que de questions : j'étais défait ; épais malaise qui cerne les yeux avec la même efficacité qu'une angoisse.

Et si après-tout je n'étais qu'un stupide touriste qui se donne du mal pour rien, mange des horreurs et se met dans des situations invraisemblables ... pour rien.

C'était donc vrai, pourquoi cette curiosité volée, le sentiment de s'approprier une culture est indigne de l'être développé.

Alors qu'étais-je donc?

Un traveller de magasine, un sponsor du crétinisme, un suppôt matériel du contemplatif??

Je ne me posais plus par terre, du bain au petit coin toujours cette envie pressante qui se terre dans le bide.

Un moment l'idée de pratiquer la saignée s'est offerte en sacrifice, pas assez de tripes pour se faire Hara kiri. Oui.

Alors ce gros sac de voyage pesant qui me poursuivait de son harcelement finit un jour par me faire commettre l'irréparable : retourner sur les lieux du crime, faire comprendre à l'incompréhension qu'elle se méprennait ou alors, admettre que j'étais trop loin de l'intelligence du pigeon voyageur : se faire plumer pour toujours revenir au même point...


Déjà dans l'avion qui m'emmenait si loin, l'hotesse avait repéré mon petit manège : "un masque pour dormir monsieur?"

Je devais vraiment avoir l'air d'un moi-même craintif.Elle ne se doutait pas que cette provocation allait changer l'état d'esprit du bonhomme; de craintif il passât à terrorisé-parano.

Le vol se poursuivit en état de siège schyzoïde, alternance du sourire crispé que l'on adresse au hublot dans l'espoir d'y voir un réacteur en feu à la crise hémorroïdaire subite qui clout à la verticalité.Tension quand tu nous tiens.

Epuisé mais idiot j'atterris finalement au terminal devant le panneau : "passeport plizz douane compris toi et ta tête de stupide touriste fais gaffe on t'a à l'oeil depuis la dernière fois baisse les yeux et rentre chez toi fissa" Bon jl'is pas l'chinois dans l'anglais en fait.

Ca y est j'y étais, pas frais et constipo : mes démons n'avaient qu'à bien me prémunir.

Carte touristique en pche je me dirigeais vers les questions de toute une vie, vers les lieux de ma défiance, vers moi pour faire dans le destineux-avant-gardiste.

Puis je me rendais compte qu'à force de songer à mes travers j'avais perdu l'appétit.

Triste et solitudineux, le globe trotter inapte avait perdu son sens de l'auto-perdition, il savait qu'il était stupide mais guère plus ; encore un voyage inutile.

Naviguant sur les eaux usées de ma conscience je me rentrais chez moi avec mon fameux sac..

Face à la glace, rongeant à la lame ma barbe d'aventurier de l'immobilisme je me dis qu'en fait rien ne servait de partir si loin, alors que raser les mûrs apportait autant à l'homme moderne, qu'écrire sur un sujet qui ne tient pas debout revient à tituber sur les mots.

Voila, mon petit voyage se termine à présent, merci d'avoir tout lu, c'est très courageux.

10.12.2006

Déplacement à domicile.

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Il fait plutôt froid ce matin, il pêlerait presque si je n'apercevais les messagers du soleil naissant : les rayons filtrent le paysage en stries de chaleur encore timides à cette heure.
La poilue trottine gaiement à mes côtés, ça m'aide à me motiver.

8h02.

Mise en route du chrono et premières inspirations profondes : la soirée passée et le froid transpercent le corps encore fragile, vulnérable et transparent, frotté par la rudesse du gant de crin de la nature.

Ca craque, gêmit, souffre en silence. Pas l'ombre d'une pensée positive, je refais la semaine et anticipe les jours prochains de l'oeil noir des obligations.

5 minutes.

Je commence à prendre un petit rythme encore pénible, la condensation libérée embrume mes idées et je reste matériel. Petits coups d'oeil histoire de voir où se trouve la chienne, siffloter pour communiquer sa présence et rien de plus. C'est dur, fait froid et j'ai la flemme en fait.

10 minutes.

Premier palier vers le plaisir : les foulées s'automatisent et se lovent dans le cours des respirations, le nez rougit de bonheur et les yeux acquièrent lucidité. Tout apparait.

15 minutes.

Ca y est j'y suis.

Je lance le corps au loin et le laisse faire sa vie.
Le bien-être me grise, je commence ma méditation.
Penser aux autres, à l'univers, à cet art étrange qu'est la vie et surtout à ce pourquoi omniprésent.
Pas de fil conducteur, si ce n'est un accroc dans le paysage : un type a jeté sa connerie en pleine nature, le tas doit lui ressembler par la tâche qu'il inflige au décors, détritus tu es détritus tu resteras.

Rouspeter encore un moment car je déteste les gestes gratuits de la facilité.

25 minutes.


Taïga vient se poser à mes côtés, elle est aussi dans l'effort maintenant et je crois qu'elle aime encore plus que moi.

35 minutes.

Ou 32, je ne regarde pas le chrono sans arrêt c'est juste pour votre adrénaline.

Je pense au statut d'étranger.

Je suis entrain de courir et je pense à eux.

Je me dis que c'est un drôle de truc l'étranger. Il amène la nouveauté, la curiosité, le changement, la révolution.

En fait on prend peur parce que l'étranger appuie là où ça fait mal.

Oui.

Alors plutôt que de lui dire "merci tu nous aides à évoluer" on le fustige et le rejette.

C'est humain. On aime la nouveauté quand on la maîtrise.
Après on trouve que ça fait trop, on s'en démarque et on veut s'en débarasser.

Je m'inclue dans l'ensemble, c'estvrai des fois je me dis qu'on ne maîtrise pas l'énergie de leur évolution dans notre société.
Je me dis aussi que c'est compliqué d'intégrer quand on perd ses propres coutumes.

Je me dis que le dialogue de sourd s'est engagé entre l'europe et la Turquie, j'estime que l'europe est loin d'être prête à assumer un tel pays, déjà qu'elle ne s'assume pas elle-même.

Je me dis que j'ai déjà été un étranger, plus ou moins bien acceuilli il est vrai mais dans l'ensemble heureux d'en avoir été un : d'ailleurs je me destine à en être un encore plus loin et pour la vie.

Alors qui croire : son âme ou la conscience générale?

Je suis en train de penser aux obligations que devrait respecter un nouveau venu dans notrez pays, au fait qu'une économie agit comme un trou noir sur la société.
Comme disait mon grand père : "Tout se mélange dans l'estomac".
Pas con.

Alors que j'en suis là je termine mon parcours.

45 minutes.

Stop . Profonde inspiration qui me replonge dans le monde réel. Je constate que mon nez a besoin de s'exprimer, les jambes sont toujours là et la chienne en a marre.

Ok, on rentre à la maison.

25.11.2006

Mais que.

.


Jouer à l'absolu-dissolu
étreindre la corne d'abondance
dîner avec ton couvert d'ivoire
sur le parterre des interdits
griser le vin qui érige
ce truc si bon et, penser que.


Tourner de l'oeil à sa vue
cette belle idée du cul
que se font nous les hommes
à ta menue qui enserre mes formes
les hommes eux préfèrent
et pourtant te dire, que oui, en fait.

Une lèvre pendue à ton oreille
j'oublie de souffler dans mes cordes
juste pour que toi tu vibres,
la langue se parle d'elle-même
ma nature oblige en traître
à ordonner ce luisant lappage, afin que.

Injure qui baise tes yeux
qui baissent vers mieux
tu trouves ci-bas plus haut
tendue salutation d'un égoïste faire-part
invitation à la dérive du jeu
du baume par la luxure, crie-moi que.

Sa cadence dirige sans devise
tortueux virages chaloupés
meurtrisures ouatées de dent hâtive,
sueurs froides de se perdre là-bas
si bien perchés, aggrippés
aux portes du ennième palier,

suffoquer que.

........

Belle soirée et surtout, ne restez pas sages.

21.11.2006

POusSe cafE..°

Cette nuit j'ai rêvé que j'étais un riche actionnaire américain et que face à un miséreux je lui adressais un tendre:

.


"Ta faim justifie mes moyens!

Tu sais tout comme moi que ta situation ne tient pas que dans ma main, elle est aussi dans ma poche."



.

A part ça tout va bien. :)

06.11.2006

Légumes divers.

"Manger une banane debout n'a pas de sens"..


A peine avait-il lâché sa bulle philosophique que le pauvre Firmin s'affalait de tout son long discours sur la pensée mobile.Pas de chute pour les gens d'esprit mais un faux-pas était le bienvenu pour se tirer d'affaire.

Elucubration parallèle à la pensée son geste de la langue ne trouvait d'échos que dans sa propre bouche, chez "l'autre lui" comme il surnommait son copain de cuvée tout trouvé : Mr Dulonnet.

L'autre lui affirmait son silence avec grande véhémence, "pas d'écart pour filer droit" sifflotait-il entre deux abuse-bouche.

Nos deux compères terminaient leur discussion bien sentie et s'en trouvaient satisfaits : discours clair après ces quelques verres, fierté de la trouvaille dont on connaissait la planque : ils étaient saouls mais pas ivres.
De la nuance naît la différence et nos deux amis ne le savaient que trop bien, demain serait un autre jour de beuverie et le sujet était tout trouvé : l'un qui cause et l'autre qui picolle.

Demain était déjà un autre jour dans leurs bouches, hier ils n'en avaient que faire car la mémoire leur tiraille le crâne.

Pas d'usure par la démesure; l'excès leur donnait un équilibre que nul être humain ne serait un jour capable d'imaginer.

Firmin lâchat sa crasse : "Moi je suis chômeur de la fonction publique".
Le rire ne lui coupait pas la déglutition mais là il se sentait fier de sa provocation, le Dulonnet était piqué mais n'allait pas lui répondre , il ne lui renvoyait jamais le verbe :

"Je fais de la rétention"

"Tu m'étonnes!! yark yark yark!! " -Firmin-


Compère numéro trois se tatait le coin du sourcil gauche au point d'oublier qu'ils étaient trois au comptoir, "La tisane" trempait son temps dans l'alcool depuis sa première écorchure au genou, les gestes avaient peur de le déranger tant il apparaissait inerte.
Affalé sur le bois chaud et souple du bar il contemplait sa main qui complotait avec le sourcil gauche, la boucle était bouclée et la biture coulait de source.

Les deux premiers compères s'étaient bien vite lassés de "La tisane", il n'offrait il est vrai que peu de consistance au toucher et la maigreur de sa présence le rendait transparent.

Nos trois amis fêtaient le soir qui annonce la nuit, la pluie qui déclenche l'ennui, la femme et ses beautés cachées, les autres qui ne sont que les passagers d'un siège ejectable.

Eux observaient l'éveil de leur conscience et savaient qu'aucun des autres ne viendrait les rejoindre :


"Trop vite qu'ils glissent les autres, par l'obtu sont perclus ah ah ah..." Oui c'était Firmin.


...................

Demain un autre jour, hier était aujourd'hui, à maintenant peut-être. :)

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